Au Tchad, de violents heurts se sont éclaté ce jeudi 20 octobre entre police et manifestants dans la capitale N’Djamena. Au motif, quelques centaines de personnes étaient réunies ce matin à l’appel de l’opposition pour protester contre le maintien de Mahamat Déby Itno au pouvoir.
Les manifestations sont dirigées contre le gouvernement militaire de transition du Tchad et les instigateurs réclament le retour à un régime civil le plus vite possible. Alors qu’elle est interdite, les manifestants ont utilisé des pneus enflammés pour bloquer les routes de la capitale, outrepassant ainsi les ordres du gouvernement. Ils ont aussi attaqué des édifices publics, le gouvernorat, le siège du parti du Premier ministre et celui du président de l’Assemblée nationale.
Pour dissiper la foule et ramener le calme, la police et l’armée ont été déployées. Ainsi des tirs à balles réelles se sont fait entendre, de façon irrégulière. Selon le bilan provisoire établit, ces manifestations auraient coûté la vie à une trentaine de personnes et fait plusieurs autres blessés. Dans ce lot, on déplore également la mort des membres des forces de l’ordre et un journaliste.
Au regard de cette situation, la France et aussi le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat ont fermement condamné ces actes de répression. Paris a même nié toute implication.
Ces manifestations se déroulent alors que le calendrier de la transition initialement établi devait s’achever ce jour même, jeudi 20 octobre. Une date à laquelle Mahamat Déby Itno est censé rendre le pouvoir aux civils, au terme d’élections démocratiques, après s’être proclamé président de la transition au lendemain de la mort de son père le 20avril 2021. Mais le dialogue national inclusif et souverain qui a eu lieu dans le pays du 20 août au 08 octobre dernier, a prolongé la durée de la transition de deux ans encore et l’a maintenu président de cette même transition. Ce que l’opposition et la société civile contestent.






