Davido était l’invité de l’émission ABtalks animé par Anas Bukhash sur YouTube: la superstar nigériane a révélé, à cœur ouvert, certaines de ses luttes, son parcours mais aussi sa plus grande crainte.
Chanteur, auto-compositeur et producteur, Davido est l’un des artistes afrobeats les plus populaires au monde. Aussi célèbre et adulé qu’il soit, le chanteur reste tout de même un être humain avec des doutes et des appréhensions. Comme vous auriez peut-être pu le deviner, la plus grande crainte de Davido est intrinsèquement liée à sa carrière musicale.
Comme il l’a avoué dans cette même interview, il adore la célébrité malgré ses revers. De ce fait, l’artiste appréhende le déclin, tout simplement. Conscient que la célébrité n’est pas éternelle, il redoute le moment précis où il perdra l’admiration et l’amour de ses fans ; où son talent ne sera plus au goût du jour.
« Je n’ai pas vraiment peur de grand-chose, mais comme je vous l’ai dit, j’aime beaucoup mon travail. Je reçois tellement d’amour. Je sais que cela ne durera pas éternellement. Personne ne reste au sommet indéfiniment. C’est impossible. Quand je monte sur scène, les gens pleurent, ils sont en extase. Mais il y aura un moment dans ma carrière où les choses commenceront à décroître. Tout le monde passe par là. C’est ce qui me fait vraiment peur. Je ne veux jamais en arriver là. »
Davido : « Cristiano Ronaldo est un très bon ami »

Pour illustrer ses propos, Davido a donné l’exemple d’un « très bon ami » qui n’est personne d’autre que le footballeur Cristiano Ronaldo. Voir ce dernier être harcelé et hué après sa défaite à la coupe du monde malgré tous ses accomplissements a été un véritable choc pour lui. Et cela rime parfaitement avec la plus grande peur de l’interprète d’Unvailable.
« C’est fou d’être au sommet du monde et de ne plus l’être l’instant d’après. C’est ma plus grande peur. Je travaille trop dur pour que cela vienne tout gâcher. »
Afin d’éviter de se laisser surprendre par cette étape qu’il estime inévitable, Davido prévoit prendre une retraite anticipée au sommet de sa gloire.
« Je fais toujours une blague à mes amis. Je leur dis : « Je prendrai ma retraite avant le déclin. Il y a une retraite forcée lorsque l’on est obligé de tout abandonner. Je veux prendre ma retraite sur un piédestal. […] Je demande toujours à Dieu de me dire quel est le bon moment pour me retirer. »
Ardiès Sianou





