L’artiste ivoirienne Betika était sur le plateau de l’émission People Emik à la 3, ce 13 avril. À visage découvert, elle a confié avoir été la cible d’attaques spirituelles, de menaces et d’envoûtement.
Betika est une chanteuse ivoirienne connue pour son titre à succès «Fakaloh».
En mai 2022, l’artiste qui s’était faite très rare sur les réseaux sociaux avait révélé sur un plateau télé avoir été victime d’un accident cardio-vasculaire. Ce 13 avril, soit 11 mois après, la chanteuse a fait un témoignage poignant à la télé. Betika a révélé avoir vécu constamment dans la peur dû à des problèmes d’ordre spirituel :«J’ai été envoûtée. Je grossissais. J’avais peur. Même pour monter dans les avions. J’attrapais les passagers. Même quand je monte dans les taxis.»
La piste de l’envoûtement lui aurait été révélée lors de plusieurs séances de prière. La chanteuse a beaucoup hésité avant de partager publiquement la source des attaques spirituelles. Finalement, elle a avoué avoir été victime d’un type de cyberharcèlement assez particulier. Une personne inconnue à l’artiste aurait réalisé un montage d’elle avec des squelettes humains pour la menacer sur Facebook. Des menaces similaires ont continué dans les commentaires.
« Une fois, j’ai mis ma photo. Il y a quelqu’un qui a écrit : ‘On t’a raté mais la prochaine fois on va t’avoir.»
Betika n’en revenait pas. Néanmoins, elle s’est accrochée à sa foi chrétienne.
« On peut faire ça à l’homme ? C’est pour dire que je vais devenir cadavre. J’ai dit que c’est dans la main de Dieu. Le Dieu d’Abraham que je sers.»
Betika : hier envoûtée, aujourd’hui guérie.
Pour Betika, être encore en vie relève du miracle. Un jour fatiguée et désespérée, elle s’était rendue à la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro pour implorer l’aide divine. Une fois là-bas, l’artiste chanteuse révèle avoir mis dans une enveloppe, la somme de 50 000 FCFA avec une intention de prière assez claire : « Ma santé. Marie, tu es la mère de l’humanité. Tu peux toucher même évangélique pour soigner ta fille. Parce que tu es la mère de l’humanité, la vierge Marie. Je ne m’appelle pas Marie-Emmanuelle pour rien.»
Betika avait alors réalisé un acte de foi; un don dicté par son cœur. Les 50 000 francs étaient tout ce qui lui restait en ce moment. C’était d’ailleurs un cachet reçu pour une prestation musicale; somme dérisoire comparée à ce qu’elle recevait habituellement quand elle était encore au top de sa forme et de sa carrière musicale.
Un an après, l’artiste semble avoir surmonté ce douloureux épisode même si elle en parle encore avec une voix empreinte d’émotions.





