La 42ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) s’est ouverte ce mercredi 15 février au Siège de l’Union africaine, Addis-Abeba en Éthiopie. C’était en présence des dirigeants et des responsables de la Commission de l’UA, des ministres des États membres de l’UA, des responsables des organes et bureaux de l’UA et des partenaires.
La session qui s’est déroulée ce mercredi 15 et qui prend fin ce 16 février, vient en prélude à la 36e session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA prévue les 18 et 19 février prochain. Elle est placée sous le thème de l’année 2023 de l’UA « Accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) ».
C’est donc sur un appel à œuvrer à l’approfondissement de l’intégration africaine et à la réalisation des aspirations du continent en matière de développement que les assises ont démarrées. A cet effet, plusieurs rapports concernant la paix et la sécurité alimentaire en Afrique, et le renouvellement des membres de certains organes annexes seront soumis à débat lors des travaux du conseil, ainsi que les projets de résolutions qui seront présenté lors du prochain sommet, a-t-on appris de sources concordantes.
Vers la levée de suspension des pays en transition à l’UA?
Profitant de l’occasion, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso, et de la Guinée, arrivés à Addis-Abeba, ont entrepris un plaidoyer en vue de la levée de la suspension dont ces trois pays en transition font face au sein des instances de l’UA. Les trois personnalités se sont adressées au ministre des Affaires étrangères comorien, Dhoihir Dhoulkamal dont le pays va prendre bientôt la présidence de l’Organisation continentale. Ils ont surtout plaidé pour bénéficier de l’appui de l’Union des Comores dans la démarche de la levée des sanctions.
« La suspension en elle-même constitue un frein dans la mobilisation des partenaires en vue de faire face à la double crise sécuritaire et humanitaire dans nos pays, des projets de financement dans divers domaines du développement nous échappent » a affirmé la ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Olivia Rouamba. « Il est nécessaire que nous puissions nous exprimer et apporter les réponses justes sur la situation réelle de nos pays… C’est une question de survie face à l’emprise terroriste. Raison pour laquelle, nous attendons de nos organisations africaines qu’elles puissent nous être solidaires dans nos efforts de sécurisation de nos populations », a-t-elle ajouté.
Réagissant à la démarche des délégations malienne, guinéenne et burkinabé, le ministre des Affaires étrangères comorien a rassuré de la disponibilité des Comores à l’écoute et à s’investir sur le sujet. Car, « il s’agit d’un problème africain et l’Afrique a le devoir de travailler à trouver des voies et des passerelles pour le résoudre »a-t-il dit.






