Au Burkina Faso, les opérations de l’armée française ont officiellement pris fin. C’est ce samedi 18 février, dans l’enceinte du Camp Bila Zagré à Kamboincin, que la « cérémonie solennelle de descente de drapeaux marquant la fin officielle des opérations de la Task Force à partir du sol burkinabé » a eu lieu.
Ladite cérémonie a été présidée par le colonel Adam Néré, Chef d’état-major de l’armée de Terre du Burkina Faso, et le lieutenant-colonel Louis Lecacheur, représentant le commandant de la Task Force « Sabre », indique ce dimanche 19 février, un communiqué de l’armée burkinabè . Elle intervient quelques semaines après la dénonciation par les autorités politiques burkinabè de l’accord de 2018 régissant la présence des soldats des Forces Armées Françaises au Burkina Faso.
« Le désengagement des équipements et matériels restants de Sabre sera finalisé par une équipe de logisticiens déployés à cet effet, selon un chronogramme défini en accord avec l’état-major général des armées », a précisé le communiqué de l’armée burkinabè.
Depuis 2010, les forces spéciales françaises étaient installées près de Ouagadougou, d’où elles menaient des opérations militaires ciblées au Sahel. Rattachée au Commandement des opérations spéciales(COS), cette unité opérationnelle interarmées de 400 militaires constitue le déploiement le plus important de forces spéciales (FS) hors de l’Hexagone, en nombre et en longévité.
Mais depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois au Burkina Faso, les relations diplomatiques entre Paris et Ouagadougou se sont fortement dégradé. Ibrahim Traoré qui a surfé sur les manifestations antifrançaises devenues trop fréquentes dans les rues de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour réussir son putsch, se laisse davantage inspirer par Assimi Goita.
Autroifois amicales, les relations entre ex puissance coloniale et le Burkina sont devenues très tendues au point même où la diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) a été suspendue jusqu’à nouvel ordre pour « manquements » par la junte militaire au pouvoir. Sans oublier que les emprises diplomatiques françaises ont été saccagées lors des manifestations contre l’Hexagone, deux citoyens français ont été expulsés du pays et les autorités politiques ont aussi demandé le remplacement de l’ambassadeur français au poste au Burkina Faso.







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