Après le départ définitif des armées françaises (opération Barkhane) le lundi 15 août 2022 du Mali, la junte au pouvoir saisit le conseil de sécurité de l’ONU pour accuser la France de poser des actes contre l’honneur du pays. Une missive a été envoyée pour faire cas des violations.
La force Barkhane qui pendant près d’une décennie opérait sur le territoire malien, a officiellement vidé les lieux à cause des relations qui se sont détériorées entre la France et la junte de la transition malienne au pouvoir. En effet, après le départ du dernier soldat français du Mali, le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop à travers une missive a dénoncé le soutien de la force barkhane aux armées terroristes qui sévissent dans le pays depuis plusieurs années. Un acte qui non seulement porte atteinte à la dignité du pays, mais aussi à sa souveraineté selon la déclaration.
La correspondance de la junte à l’ONU
Dans une lettre qu’il a adressée aux journalistes ce 17 août 2022, le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop a dénoncé les violations occasionnées par la France au Mali au conseil de sécurité de l’ONU. Une lettre dans laquelle il mentionne les exactions de la France et leur soutien remarquable aux djihadistes en leur fournissant des renseignements. Ainsi, l’intrusion de la France sur le territoire malien afin de « collecter des renseignements au profit des groupes terroristes et leur larguer des armes, des munitions, des hélicoptères, des drones ou avions de chasse français » a été signalé par les autorités maliennes qui ont aussi notifié des activités d’espionnage et de subversion.
Le ministre insiste par ailleurs sur le fait que si la France persiste dans ses actions, le Mali se verrait dans l’obligation d’user de la force. Ce que le pays d’Assimi Goïta considère comme une légitime défense, même si le Mali se garde d’en arriver jusque-là. En outre selon le chef de la diplomatie malienne, le pays dispose suffisamment des preuves contre la France pour justifier ces allégations.
Malgré ces accusations, la France reste muette, du moins pour le moment. Par ailleurs, la force barkhane chassée du Mali, a trouvé refuge au Niger. Mais l’accueil n’a pas été du tout chaleureux bien qu’elle a déjà érigé sa base dans la capitale Niamey. Ce qui n’est pas partagé par toute la population car selon eux, la situation va se dégrader entre la mali et le Niger dans leur lutte contre le terrorisme dans le sahel. Aussi, la confiance entre ces deux pays prendra un coup.
Thierry Hounye(stag)






