La française d’origine sénégalaise Alice Diop, documentariste et réalisatrice, marque un nouveau coup dans sa carrière avec sa dernière œuvre Saint Omer. Le film qui traite d’infanticide relate l’histoire de Rama, une romancière qui assiste en 2016 au procès de Laurence Coly à la Cour d’assises de Saint-Omer. La jeune mère étudiante à l’époque est accusée d’infanticide sur sa fille de 15 mois qu’elle aurait abandonné sur la plage de Berck dans le nord de la France à la marée montante. Suicide, accident, crime? Qui a tué Lili? La mer après un naufrage ou sa mère? Voilà la substance de Saint Omer.
Le film fait lumière sur les émotions de Rama, les témoignages qui ébranlent ses plus profondes certitudes et qui remet non seulement en doute son jugement mais aussi le nôtre. J’ai tué mon enfant pour le sauver d’un danger pire que la mort…
Tiré d’une histoire vraie, cas Fabienne Kabou et de son procès auquel a assisté Alice Diop elle-même, l’histoire n’en est que plus touchante, elle attire notre attention sur plusieurs faits de société trop souvent mis sous le tapis.
Saint Omer, un film d’Alice Diop sélectionné pour la shortlist des Oscars 2023 dans la catégorie du meilleur film international.
Saint Omer rejoint le catalogue documentaire que construit Alice Diop et qui décrit clairement sa mission de faire porter un regard neuf tant cinématographique que social sur son environnement qui comporte, l’éducation, la culture, l’immigration…, de mettre en exergue les sujets souvent non abordés et de combattre les idées reçues.
Son travail se fait de plus en plus apprécié et se traduit par ses diverses récompenses; celle du Grand prix du jury de Mostra de Venise et celle du prix Luigi de Laurentiis, tous deux reçus pour son nouveau film Saint Omer. Le film représente d’ailleurs la France aux Oscars 2023 dans la catégorie du meilleur film international à Los Angeles.
Alice Diop, première femme noire qui représente la France dans sa catégorie est honorée et célèbrée pour son travail de propagande. Son public fier d’elle ne peut s’empêcher d’attendre sa prochaine œuvre avec impatience.





