Après le tête-à-tête entre le Président français Emmanuel Macron et le Président du Bénin Patrice Talon, les deux Chefs d’États ont animé ce mercredi 27 juillet 2021, une conférence de presse conjointe. Sur la situation des prisonniers politiques, Patrice Talon estime que la justice doit faire son travail et que les mis en causes doivent répondre de leurs actes.
« Libérer des gens qui ont commis des crimes, ne relève pas d’une ouverture politique ». C’est la réponse du Président Patrice Talon à la presse sur la situation des détenus politiques au Bénin, notamment Joël Aïvo et Reckya Madougou. Selon le premier magistrat, la donne politique est essentielle, mais elle ne doit pas polluer les questions économiques. Le Président béninois a reconnu que la situation politique connue par le Bénin ces dernières années, a semblé écorcher l’image du pays. « Les réformes engagées ne pouvaient pas plaire à tout le monde, parce qu’elles remettaient en cause plusieurs acquis ».
Tout le monde peut défendre son opinion mais…..
La défense des opinions est un droit conféré à tous les citoyens. Par contre, l’utilisation des moyens non appropriés pour s’exprimer est un autre débat, souligne le Président Patrice Talon. A l’en croire, un État ne saura tolérer que des moyens criminels soient utilisés pour se faire entendre. Le chef de l’État béninois prend pour preuve l’assaut du Capitole des États-Unis le 06 janvier 2021 sur incitation du Président Donald Trump lors de la présidentielle de 2020 et qui a conduit à la condamnation de plusieurs personnes reconnues coupables d’émeutes.
Cas Aïvo et Madougou et Cie : les nuances de Talon.
La question récurrente de libération de Joël Aïvo et de Reckya Madougou tend à confondre que les actes n’ont pas été commis, selon Patrice Talon. « Il ne s’agit pas d’accusations politiques mais les actes sont réels » a martelé l’actuel locataire de la Marina. Par la même occasion, il soutient n’avoir pris aucun décret pour faire de certains béninois des exilés politiques. « Ils ont choisi de ne pas répondre de leurs actes et ont fui le pays », poursuit le Président Patrice Talon qui invite ces derniers à rentrer au bercail pour que la justice les blanchisse.
Précisons que Reckya Madougou est arrêtée le 2 mars 2021 à l’issue d’un meeting commun avec Joël Aïvo à Porto-Novo. Celle qui avait vu sa candidature à la présidentielle du 11 avril 2021 rejetée par la Commission électorale nationale autonome (CENA), est poursuivie dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs » et « financement du terrorisme ».






