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    Financement participatif (Crowdfunding) en Afrique : Un nouveau modèle de financement pour les porteurs de projets

    Par Eliane Fatchina16 février 2022Mise à jour :16 février 2022
    crowdfunding en Afrique (financement participatif)
    © freepik

    Que fait le jeune Africain, sorti des universités avec des idées ingénieuses face au manque de financement pour lancer son projet ? C’est en effet une problématique de taille à laquelle est souvent confronté la plupart des entrepreneurs sur le continent noir. Un projet pas assez attirant pour les fonds d’investissement, trop petit pour les banques, trop risqué surtout quand vous êtes tout au début… Face à cet état de chose, des issues sont envisagées, comme le financement participatif encore appelé Crowdfunding. Ce mode de financement se révèle comme le moteur du développement des entreprises africaines.

    Le Crowdfunding est un système de collecte de fonds en ligne, collectif et communautaire. Grâce à internet et aux médias sociaux, il permet à des porteurs de projets de collecter des fonds auprès de réseaux personnels et professionnels. Ce capital peut prendre la forme d’une contribution, d’un investissement en capital ou d’un instrument de dette, qui offre des solutions de financement potentielles dans tous les secteurs et à tous les stades de développement des entreprises. En fait, le financement participatif est devenu désormais un outil pratique pour les entreprises en démarrage qui veulent mobiliser des fonds. Il se pratique sous diverses formes.

    Les différents modèles de crowdfunding

    Il existe quatre types de financement participatif : le crowdequity ou investissement en capital, le crowdlending ou prêt, le reward based crowdfunding ou don avec contrepartie et le donation based crowdfunding ou don

    Le crowdequity ou investissement en capital : ce modèle de financement permet à des investisseurs de prendre des parts dans des entreprises (généralement des Start up) obtenant ainsi le statut d’actionnaire ou associé ;

     Le crowdlending ou prêt : ici l’emprunteur s’adresse, par le biais d’une plateforme web, à une multitude de prêteurs qui apportent des financements à hauteur de leurs moyens. La somme empruntée doit être remboursée dans les délais et modalités fixées (avec ou sans intérêts suivant les accords prédéfinis) ;

     Le reward based crowdfunding ou don avec contrepartie : ce type implique des dons avec en retour des rétributions en nature. Ici le porteur du projet reçoit par l’intermédiaire de la plateforme des donations volontaires destinées à soutenir l’évolution de son projet. Aucun retour financier n’est prévu mais des gratifications matérielles comme des dédicaces, échantillons gratuits, mention du nom du contributeur au générique d’un film, etc. sont accordées aux donateurs. Elles sont proportionnelles aux montants octroyés ;

     Le donation based crowdfunding ou don : qui rassemble des projets à caractère caritatif, d’intérêt général ou solidaire, avec des contributions de faibles montants.

    Le potentiel du crowdfunding en Afrique

    © africancrowd

    Le financement participatif se veut être une référence dans le développement des entreprises africaines là où les modes de financement traditionnels ont montré leurs limites.

    Qualifié de « tontine électronique » par certains observateurs, le crowdfunding a permis de lever en Afrique, des fonds estimés à 126,9 millions de dollars pour l’année 2015 selon une étude « Crowdfunding in Africa » réalisée par Afrikstart en 2015. Cette performance constitue 0,4 % des levées de fonds à l’échelle mondiale. Plus encore, l’activité évolue très rapidement sur le continent, avec un taux de croissance annuel s’élevant à 101% en 2015 selon le rapport Massolution « Crowdfunding industry 2015 ».

    D’ailleurs, d’après le rapport 2013 de la Banque mondiale intitulé « Crowdfunding’s Potential for the Developing World », le crowdfunding pourrait représenter un potentiel de 93 milliards de dollars par an d’ici 2025 pour les pays en développement.

    Par ailleurs, d’après une étude de 2016 intitulée Afrique en retard en matière de crowdfunding, on retient qu’avec 30,8 millions de dollars levés en 2015, l’Afrique du Sud, compte à elle seule 21 plateformes, et se positionne comme le pays africain le plus en pointe dans le domaine du financement participatif, suivi de l’Égypte avec 842 000 dollars pour 5 plateformes et du Nigeria avec 314 445 dollars pour 9 plateformes.

    Une forte spécialisation pour les dons

    La même source renseigne que les plateformes africaines du financement participatif se spécialisent fortement dans les dons (21 plateformes), le financement par prise de participation ou equity based (19 plateformes) et la contrepartie en nature ou reward based (13 plateformes). Seules deux plateformes proposent du prêt participatif (peer-to-peer), soit 3,5 %.

    Au total, ce sont près de 4 939 projets qui ont été lancés en Afrique en 2015, dont 67 % ont été financés avec succès. Le développement de ce système de financement se justifie entre autres par l’émergence d’une classe moyenne à l’échelle continentale, la rapide pénétration d’internet et des technologies mobiles sur le continent et surtout par les besoins de financement importants des TPE/PME africaines.

    Le rapport Afrikstart offre un classement des pays africains ayant bénéficié de financements via crowdfunding en 2015 de plateformes étrangères. Le Kenya apparait ainsi comme le premier bénéficiaire de financement par crowdfunding en Afrique (21.3 millions USD) suivi du Rwanda (8.7 millions USD), de l’Ouganda (8.4 millions USD) et de l’Afrique du Sud (8 millions USD).

    Quelques plateformes en Afrique

    Il est vrai que le crowdfunding est encore à ses débuts en Afrique. En effet, le continent compte environ 57 plateformes de crowdfunding, soit une moyenne de 1,05 plateforme par pays. Un chiffre qui en dit long sur l’insuffisance d’aspiration des entrepreneurs africains dans ce secteur.  Nous vous proposons néanmoins quelques-unes de ces plateformes que nous vous conseillons d’explorer dans la quête du financement de vos projets. Bien sûr sans vouloir prêter à un jeu de publicité !

    Afrikwity : Il vous propose un service de levée de fonds par le crowdfunding qui permet d’investir dans le capital des startups et des PME en Afrique. Le site propose également un service complet autour des aspects administratifs et juridiques de vos projets.

    Fadev : Cette plateforme soutient les entrepreneurs en Afrique qui mettent en application les valeurs d’une économie sociale et solidaire. Il est possible d’obtenir des financements pour son entreprise. Cependant le projet doit déjà être solidement implanté pour pouvoir bénéficier des fonds. Autrement le Fadev accompagne les entreprises qui ont déjà une maturité et une stabilité sur le terrain

    Jamaafunding est un site de financement participatif pas comme les autres. En plus de l’argent, vous pouvez également donner de votre temps en participant sur place à des opérations de bénévolat disponibles sur certains projets.

    Fiatope : C’est une plateforme de financement participatif par don, dédiée aux projets des entrepreneurs vers l’Afrique. Les domaines prioritaires d’action de Fiatope sont l’enseignement supérieur, la médecine, l’environnement, les énergies renouvelables, l’agriculture, la technologie et la culture.

    Africancrowd: Sa mission est de stimuler le développement de l’industrie du financement participatif en Afrique. Elle fonctionne comme un organisme d’autorégulation qui promeut la transparence et la bonne gouvernance dans l’industrie du financement participatif.

    Le modèle de financement participatif, on s’en doute, est un levier pour le développement de l’entrepreneuriat en Afrique. Cependant, n’allons pas très vite en besogne, ce mode de financement ne présente-t-il pas des risques à appréhender ?

    Limites du crowdfunfing

    Le contexte l’oblige, face au manque de financement des entreprises par les banques, certains entrepreneurs innovent en profitant des technologies numériques pour mobiliser des investissements auprès du grand public. Ces plateformes de « crowdfunding » présentent plusieurs avantages, mais aussi des risques à ne pas négliger pour un développement harmonieux de ce modèle de financement alternatif porté par les jeunes.

    Tout d’abord, les plateformes sont sélectives, des projets peuvent se voir refuser l’accès à la collecte de fonds.   C’est dire que ce mode de financement ne déroge pas à la règle d’un certain nombre de critères d’éligibilité à un financement.

    Ensuite le crowdfunding ne garantit pas que le projet d’entreprise trouvera des investisseurs. Par ailleurs, une collecte de fonds nécessite en amont un investissement marketing et communication conséquent. Sans oublier les tentatives de fraude et de blanchiment d’argent qui pourraient transiter par les plateformes numériques.

    Quelques recommandations

    Les plateformes de crowdfunding sont l’élément clé du financement participatif. Toutefois, il est important de souligner que les règles relatives à la fonction de la plateforme déterminent la bonne exécution du crowdfunding. En effet, dans les pays où le crowdfunding connaît une croissance durable, la mise en place de réglementations spécifiques régissant ses activités a été un facteur déterminant dans le développement du secteur et sa professionnalisation.

    Ainsi, pour les politiques publiques, ce travail réglementaire doit s’accompagner de concertations avec les acteurs du secteur du crowdfunding. Dans ce cadre, un important travail de sensibilisation doit être réalisé par des experts du domaine, en amont de tout décret d’application.

    En outre, face à la réticence des financeurs traditionnels, le Maroc a désigné la Banque centrale pour superviser les activités de crowdfunding au même titre que les banques. Une campagne de sensibilisation des banques s’impose pour mettre l’accent sur la complémentarité du crowdfunding. Aussi, il est essentiel d’inclure les prêteurs traditionnels dans l’activité de crowdfunding et de valoriser les synergies potentielles entre les deux écosystèmes.

    Le crowdfunding est un véhicule d’investissement stratégique et complémentaire, notamment pour les entreprises en phase de démarrage, qui souffrent d’un manque de crédibilité auprès des institutions de finances traditionnelles. Il permet de rassembler autour du porteur de projet une communauté fidèle et de mettre à épreuve l’envie du marché pour le produit ou service vendu. Sans doute, c’est le levier de développement le plus sûr des entreprises et startup en Afrique.

    Afrique crowdfunding Entrepreneuriat Financement participatif Investissement Modèle de financement Startups
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    Eliane Fatchina
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    Eliane Yabo Omonlayo Fatchina est une journaliste reporter à Afro impact. Titulaire d’une licence professionnelle en journalisme à l’ENSTIC du Bénin, elle est une panafricaniste passionnée de culture, des questions de société et d’environnement. Avec déjà sept ans d’expériences, elle s’emploie quotidiennement à donner de la voix aux idées à travers l’écriture.

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