Les autorités de la République Démocratique du Congo ont lancé ce vendredi 09 décembre un ouvrage intitulé le livre blanc. C’est un recueil de preuves irréfutables de l’agression rwandaise et les crimes internationaux commis par le M23 sur le sol congolais.
Ce livre blanc du gouvernement congolais a pris en compte les faits déroulés depuis novembre 2021 jusqu’au 8 décembre 2022. Il retrace les différents actes de violations perpétrés par le Rwanda en RDC et les preuves irréfutables de son soutien au Mouvement du 23 mars appelé M23. L’objectif visé est de les présenter devant les juridictions internationales.
« Dans l’exercice d’aujourd’hui ce que nous avons voulu à travers ce livre Blanc c’est de reprendre des faits illicites, non exhaustifs constituant des violations du droit international et établissant sans conteste la responsabilité internationale du Rwanda, État agresseur et son obligation de réparer. Le développement des faits en 7 chapitres, évoquant notamment ces faits décriés, leurs conséquences, leurs qualifications ainsi que des attentes de la République Démocratique du Congo », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la communication et Médias au lancement de l’ouvrage.
Par ailleurs, « le présent livre blanc devra également servir comme élément de base pour des poursuites pénales contre les commanditaires et les auteurs présumés des crimes de droit international établis comme des crimes d’agression, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes environnementaux », a-t-il ajouté.
Création d’un tribunal pénal international
Les autorités congolaises, après avoir peint un tableau sombre de la situation humanitaire qui prévaut à l’est de la RDC, du fait de l’agression rwandaise qui a fait d’énormes pertes en vies humaines, ont demandé, la création d’un tribunal pénal international pour juger ces crimes.
« Pour cette fois nous voulons aller jusqu’au bout. Que justice soit dite. Nous réclamons de ce fait, la mise en place d’un tribunal pénal international qui permettra de juger tous les crimes commis », a clamé le ministre de la communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Il faut en outre préciser que le livre aborde aussi le massacre de Kishishe qui a « occasionné la mort de plus de 227 civils », selon Muyaya. A en croire ce dernier, ce massacre est « constitutif du crime de génocide en ce que les RDF (armée rwandaise) et le M23 ont ciblé 102 Hutus congolais que le régime rwandais cherche à venger pour le génocide de 1994 ». A noter que plus d’une semaine après cette tuerie massive de civils perpétrée à Kishishe dans le territoire de Ruthsuru au nord-Kivu le 29 novembre dernier, les autorités congolaises ont saisi la Cour pénale internationale et demandé l’ouverture d’une enquête.






