Les Etats-Unis d’Amérique accueillent l’Afrique à travers un sommet qui s’ouvre ce jour, mardi 13 décembre dans la capitale américaine. C’est un rendez-vous qui vise à ressusciter les relations avec le continent noir, dans un contexte où la plupart des pays Africains ont orienté leur coopération vers d’autres partenaires comme la Chine et la Russie.
49 pays Africains en plus de l’Union Africaine sont attendus ce jour à Washington pour le sommet Etats-Unis-Afrique. Alors que le premier rendez-vous du genre remonte à 2014, sous la présidence de Barack Obama. Son successeur, Donald Trump avait en effet, clairement affiché son désintérêt pour l’Afrique. Sur la table du sommet, on parle sécurité alimentaire, lutte contre le terrorisme, changement climatique mais aussi démocratie et gouvernance. C’est une rencontre de trois jours, destinée à renforcer les liens entre les États-Unis et le continent africain, surtout face à la concurrence de la Chine et de la Russie qui sont devenus des partenaires non moins importants pour l’Afrique, au grand dam de la France et des USA. Il s’agit donc pour l’administration américaine de replacer l’Afrique au cœur de la diplomatie mondiale.
Les Etats-Unis veulent se rapprocher de l’Afrique
C’est donc à un exercice de rattrapage ou de récupération que se livre l’actuel président américain, Joe Biden. Ce dernier, comparativement à son prédécesseur, affiche une volonté manifeste de se rapprocher de l’Afrique. De sources concordantes, il approuve l’idée d’un siège pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU et appellera, lors du sommet, à ce que l’Union africaine soit formellement représentée au G20, a-t-on appris. « Cette décennie sera décisive. Et les années à venir vont déterminer la manière dont sera réorganisé le monde », a affirmé le ‘Monsieur Afrique’ du Conseil de sécurité nationale, Judd Devermont, en soulignant que l’administration Biden « croit fermement que l’Afrique aura une voix déterminante », rapporte Afrimag.
Contrer la présence chinoise et russe
Ledit sommet intervient dans un contexte particulier. En effet, la Chine et la Russie sont devenus, en si peu de temps, d’omniprésents partenaires pour l’Afrique. Premier créancier des pays pauvres et des pays en développement, la Chine investit massivement sur le continent africain, riche en ressources naturelles. A titre illustratif, le pays de Xi Jinping a déjà dispensé des droits de douanes, les importations en provenance d’une vingtaine de pays Africains. De son côté, la Russie y a fortement augmenté sa présence. Il est même fréquent, qu’au cours des manifestations antifrançaises, des populations brandissent le drapeau russe et encouragent leurs dirigeants à se tourner vers le pays de Vladimir Poutine. Moscou en a profité pour envoyer des mercenaires et cultive des liens étroits avec certaines capitales comme Bamako.
49 pays Africains invités sur 54
Pour le compte de ce sommet, l’administration américaine a envoyé au total 50 invitations en Afrique. Presque tous les pays Africains sont donc conviés à cette rencontre, sauf ceux avec qui l’Union Africaine n’entretient pas de bons rapports comme le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Soudan. Mais il faut aussi dire que deux autres pays comme l’Érythrée, avec qui Washington précise ne pas avoir de relations diplomatiques entières et la République arabe sahraouie démocratique sont aussi absents des assises. Cela résulte de l’ouverture du dialogue. A noter que le sommet prend fin jeudi 15 décembre prochain par une réception à la maison blanche.






