Telle une série avec différents épisodes, la crise entre la junte guinéenne et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) connait un nouveau rebondissement. Les deux parties se sont en effet accordées sur une durée de transition de 24 mois. C’est l’annonce faite par le chef de la junte guinéenne, Mamadi Doumbouya ce vendredi. Une déclaration que la Cédéao confirme à l’issue d’une mission technique dépêchée à Conakry semaine dernière.
Menacée de sanctions plus sévères, la junte guinéenne a cédé et ramené la durée de la transition à 24 mois, au lieu de 36, « à compter du 1er janvier 2023 ». En effet, une mission technique de la Cédéao conduite par Dr Abdel Fatau Musah, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de l’organisation, a séjourné à Conakry du 16 au 21 octobre dernier afin de discuter avec la partie guinéenne et s’entendre sur un calendrier acceptable de la transition. Cette mission a été soutenue par le médiateur de la Cédéao pour la Guinée, l’ancien président béninois, Boni Yayi.
« Aux termes des travaux, dans un compromis dynamique, les experts de la Cédéao et les experts de la Guinée ont conjointement développé un chronogramme consolidé de la transition étalé sur 24 mois », indique le rapport de la commission technique de l’organisation sous-régionale publié vendredi.
Ainsi, à la table de négociation, la partie guinéenne y était pour défendre ses 36 mois de transition dont la succession des évènements se déclinent en 10 majeures étapes.
Par ailleurs, selon les autorités guinéennes, la mise en œuvre du chronogramme établi avec la Cédéao entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2023. Une échéance que l’organisation sous-régionale pourrait réfuter. D’ailleurs, recommandation a été faite au médiateur de la Cédéao pour la Guinée, Boni Yayi, de soumettre le nouveau chronogramme de la transition guinéenne à la prochaine session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement « pour son approbation afin de déclencher sa mise en œuvre ».
Si cette durée de la transition est validée par la Cédéao, les militaires guinéens seraient alors restés au pouvoir pendant plus de trois ans. Puisque Mamadi Doumbouya et son équipe ont renversé, le 05 septembre 2021, Alpha Condé, président civil élu.






