La Côte d’Ivoire et le Ghana ont lancé un ultimatum aux acheteurs de fèves. Les deux premiers producteurs qui pèsent pour 60% de la production mondiale de cacao exigent des multinationales, le respect du montant des primes destinées aux planteurs. Les industries du chocolat ont jusqu’au 20 novembre pour payer la prime aux producteurs. Autrement, les deux pays se verront dans l’obligation de ne plus respecter les exigences européennes d’une culture durable du cacao.
Selon un communiqué émis par le Conseil Café Cacao ivoirien ce jeudi, « Passé la date du 20 novembre 2022, le Conseil du Café-Cacao et le COCOBOD feront des recommandations à leurs gouvernements respectifs pour prendre des mesures allant jusqu’à la suspension de tous les programmes de durabilité et à l’interdiction d’accès aux plantations pour effectuer des prévisions des récoltes ».
Principaux producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana demandent, une meilleure rémunération en faveur des planteurs. Une demande que les multinationales peinent à satisfaire. D’où cet ultimatum qui fait suite à une rencontre, il y a une semaine, avec les acteurs du secteur à Abidjan. Les deux pays exigent un engagement à payer la totalité du « différentiel de revenu décent », (DRD). Une prime de 400 dollars par tonne, en plus du cours du cacao qui est mise en place depuis l’année dernière pour assurer une durabilité à l’économie cacaoyère.
En Côte d’Ivoire comme au Ghana, les producteurs de Cacao sont les parents pauvres du secteur. Alors que le marché mondial du cacao et du chocolat engendre des milliards de dollars par an, ces planteurs ne perçoivent que 6% de ces revenus.






