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    Dépigmentation en Afrique: La peau noire serait-elle en voie de disparition ?

    Par Eliane Fatchina22 octobre 2021Mise à jour :3 mars 2022
    Le Figaro / Crédits : Prostock studio - stock adobe

    La beauté est un atout majeur de séduction pour la femme. Et elle n’est pas forcément synonyme de clarté. Malheureusement, de nombreuses femmes africaines, par faute d’acceptation, s’adonnent à la dépigmentation. Une pratique en vogue dans les pays d’Afrique subsahariens qui consiste à utiliser des mélanges de produits cosmétiques en vue de blanchir la peau.

    A l’instar de l’occident, certaines femmes des pays d’Afrique noire considèrent qu’une peau claire est synonyme de beauté et de succès. En effet, la dépigmentation est devenue un véritable phénomène de société. Le teint clair est désormais perçu comme un critère de beauté et le signe d’une certaine aisance sociale. D’ailleurs, selon un rapport de l’OMS publié en 2011, au Nigeria, les trois-quarts des femmes utilisaient régulièrement des produits de blanchiment de la peau. Et il en est ainsi dans presque tous les pays d’Afrique noire. Le fléau est très répandu et se transmet en héritage, de génération en génération. Mais qui sont les principaux instigateurs du phénomène?

    La cheville ouvrière de la dépigmentation

    Dans un raisonnement analytique, l’on ne saurait pointer du doigt une catégorie ou un groupe de personne. En effet, de plus en plus l’on constate une généralisation du phénomène dans les pays d’Afrique. Toute chose qui porte à croire que la société africaine en générale est complice d’un tel acte. Autant les femmes que les hommes s’adonnent au phénomène. L’on pourrait même évoquer un concept de société demandeur de teint clair. Au demeurant, les hommes préfèrent les femmes claires au détriment de celles qui ont un teint noir, à l’africaine. Les uns conseillent même leur conjointe d’adopter le phénomène ; les autres encore font de la clarté du teint, un critère dans le choix de leur compagne.

    Cependant, même si certains hommes de nos jours se blanchissent la peau, la dépigmentation concerne majoritairement les femmes âgées pour la plupart entre 18 et 60ans. Ce sont des femmes de toutes les catégories socio-professionnelles confondues qui y ont recours avec diverses motivations.

    Les raisons qui poussent à se dépigmenter

    Tous les adeptes de la dépigmentation ont avant tout, des motivations esthétiques. En effet, dans l’univers de la mode en Afrique, ‘’ plus ta peau est claire, plus tu es considéré comme jolie’’. Ainsi donc, la beauté se résume à la clarté de la peau. Du coup le teint clair est considéré comme le plus attractif et est synonyme de beauté extérieure.

    Dans la foulée, on note une influence de la culture occidentale ou encore des messages véhiculés par les médias.  En réalité, les affiches publicitaires mettant en avant des femmes à la peau claire et les produits blanchissants sont omniprésentes dans les rues des grandes villes d’Afrique. Ce qui logiquement, incite les femmes à la pratique. Très souvent dans un premier temps, elles commencent par utiliser de simples produits pour s’embellir et se débarrasser des tâches noires avant de sombrer complètement dans la dépigmentation. Si dans certains pays africains, la pratique concerne beaucoup plus les femmes mariées du fait de la rivalité entre les épouses dans les foyers polygames, c’est carrément tout le contraire dans d’autres pays où les concernées sont beaucoup plus les célibataires désireuses de se caser.

    Au-delà de l’esthétique, il existe plusieurs d’autres raisons qui poussent à s’éclaircir la peau.  Les facteurs d’un mieux être social, de modernité, d’urbanisme et de richesse entrent du coup en jeu pour justifier l’acte. Par ailleurs, le phénomène prend de nos jours une autre forme et devient une loi en vigueur dans la société africaine. Assurément, la forme ancienne du fléau reste l’utilisation des crèmes chimiques. Mais avec l’avancée de la technologie, nous assistons à une dépigmentation par l’utilisation des pilules et des injections. Ainsi, beaucoup sont ces centres qui adoptent cette nouvelle façon de blanchiment de peau. Toutes pratiques qui exposent les pratiquants à des séquelles non négligeables.

    Les risques encourus par les adeptes de la dépigmentation

    L’on est parfois tenté de se demander si les personnes qui s’adonnent à la dépigmentation sont autant ignorants des risques auxquels ils s’exposent, mais en vérité, ils sont les plus informés sur la question. La plupart de ces personnes sont bien conscients des effets néfastes sur leur peau. Malheureusement les motivations esthétiques prennent le dessus. Ces risques sont souvent d’ordre esthétique, sanitaire voire économique. En effet, l’hydroquinone utilisée pour blanchir la peau à cause de ses effets réducteurs sur la mélanine est un produit dangereux. Au fil d’un an d’utilisation, on observe le rougissement de certaines zones du corps et du visage, le noircissement des endroits comme les pieds et les mains. Les tâches, les vergetures et les lésions deviennent parfois imposantes. Le corps dépourvu de mélanine, n’est donc plus protégé contre les rayons du soleil. La peau du coup perd ses défenses naturelles.

    Sur le plan sanitaire, la peau s’amincit causant des problèmes de cicatrisation sans oublier les risques neurologiques et les complications rénales. Les infections, les mycoses, la gale et bien d’autres encore, s’installent. Économiquement, la pratique de la dépigmentation contribue à alourdir les revenus des femmes.  Les produits achetés varient en effet entre 1000 et 10000fcfa au minimum. Étant appliqué au quotidien et au moins deux fois par jour sur le corps et le visage, le budget mensuel de ces produits chimiques peut très vite s’envoler.

    Que faire face à ce phénomène ?

    A l’allure où vont les choses, il est important de souligner que la beauté n’est guère synonyme de clarté. L’Afrique en général, se caractérise par la peau noire. Et cette noirceur ne fait point d’elle un continent relégué au second rang. Autant il faudrait que la société africaine évolue et cesse d’ériger en modèle de beauté unique les femmes au teint clair, autant il faudrait que la gent féminine prenne conscience de sa valeur au-delà des règles physiques établies. S’il est vrai que« tout ce qui brille n’est pas de l’or», il n’en demeure pas moins vrai que la clarté de la peau ne fait point de la personne, un être supérieur ou meilleur. Une peau bien noire et étincelant, c’est cela notre fondamentale valeur. Faisons donc de notre teint naturel, notre identité.

    dépigmentation peau noire
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    Eliane Fatchina
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    Eliane Yabo Omonlayo Fatchina est une journaliste reporter à Afro impact. Titulaire d’une licence professionnelle en journalisme à l’ENSTIC du Bénin, elle est une panafricaniste passionnée de culture, des questions de société et d’environnement. Avec déjà sept ans d’expériences, elle s’emploie quotidiennement à donner de la voix aux idées à travers l’écriture.

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