Trois civils ont été tués par un militaire congolais dans le village de Vuhesi, près de Kavasewa en chefferie des Bashu, au sud du territoire de Beni (Nord-Kivu). Le drame s’est produit dans la nuit du lundi au petit matin de ce mardi 11 octobre.
Identifié comme un soldat, l’auteur du triple meurtre est membre d’une bande de voleurs armés qui se sont introduits dans un ménage qu’ils ont cambriolé dans la nuit du lundi 10 octobre dernier. Ici, celui-ci a abattu 2 civils avant de s’échapper. Alors que la population était à sa trousse, le même militaire a encore tiré sur un autre civil le matin de ce mardi 11 octobre 2022.
Les autorités locales attendent des mesures fermes après l’incident
Le député Saidi Balikwisha regrette le fait et cite l’unité des forces armées basée sur place dans de nombreuses exactions contre les civils. Il attend de la justice militaire des mesures fermes contre ce soldat.
« Il a tué 2 personnes hier et une autre ce matin lors de sa fuite. Cela nous attriste. Nous estimons que si nous n’avons pas eu la chance de l’arrêter, on croirait encore qu’il s’agissait des ADF qui ont attaqué. La population témoigne qu’il n’était pas seul mais qu’ils étaient au-delà de 10. Comme c’est lui qui a été arrêté, que la justice fasse son travail et qu’il cite d’autres », a-t-il recommandé dans une réaction à la presse ce mardi 11 octobre.
La société donne aussi de la voix et réclame d’autres sanctions
Moïse Kiputulu est de la société civile locale. Il espère que l’auteur de ce triple assassinat, que lui identifie déjà comme faisant partie du 312e bataillon, sera condamné et que cette unité militaire « qui a montré ses limites dans l’exercice de sa mission régalienne » sera relevée.
La chefferie de Bashu, cible de violentes attaques des groupes armés
La chefferie de Bashu est actuellement en proie à l’activisme accru des groupes armés. D’une part, des milices locales qui s’en prennent souvent à l’armée ou encore aux civils et, d’autre part, les rebelles ADF responsables de nombreux massacres dans la contrée. Des militaires congolais sont également pointés d’un doigt accusateur dans des exactions contre la population.






