Au Togo, les autorités sécuritaires ont procédé ce mardi 4 octobre, à la destruction de 1507 armes à feu détenues illégalement par des civils. L’opération de destruction s’est déroulée au champ de tirs, à Agoè-Nyivé à Lomé. Ces armes collectées en un mois, sont remises volontairement aux forces de défense et de sécurité (FDS) et entre dans le cadre du projet « faire taire les armes » de l’Union Africaine (UA).
1507 armes à feu collectées en un mois au Togo. C’est le fruit du projet « faire taire les armes » initié par l’Union Africaine. Selon la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération, la circulation et le trafic illicites des Armes Légères et de petit calibre (CNLPAL), ces armes retirées sont constituées essentiellement de fusils de chasse et de pistolets artisanaux ou automatiques.
Une arme retirée, synonyme de plusieurs vies
D’après le Vice-président de la Cnlpla, Bouraïma Inoussa, la destruction des armes, est une prescription des différents instruments internationaux de lutte contre la prolifération des armes légères.
« Chaque fois qu’une arme est retirée, ce sont des vies qui sont potentiellement sauvées », explique le Vice-président de la Cnlpla.
Le mois de l’amnistie marqué d’un sceau spécial
L’opération de destruction d’armes qui a eu lieu ce mardi, marque en effet, la clôture du mois de l’amnistie lancé au Togo le 7 septembre dernier. Ce mois est initié par l’Union africaine (UA) depuis 2017 et vise à éradiquer la circulation des armes légères de petits calibres en Afrique d’ici 2030.
La campagne de retrait des armes au Togo pour le compte de l’année 2022, a reçu l’appui technique et financier de plusieurs partenaires. Il s’agit des Nations Unies, de l’Union Africaine et du Centre régional sur les armes légères, basé à Nairobi au Kenya.






