Les autorités de la transition au Burkina Faso ont demandé le départ définitif de tous les personnels militaires français en service dans les administrations militaires burkinabè. C’est à travers une correspondance du ministère des Affaires étrangères en date de ce mardi 28 février 2023.
A travers cette note, le gouvernement du Burkina Faso « dénonce l’accord d’assistance militaire technique, conclu à Paris le 24 avril 1961 entre la République de Haute Volta et la République française, y compris ses deux annexes ».
La junte au pouvoir à travers le ministère des Affaires étrangères « informe également la partie française que la présente dénonciation prend effet dans un délai d’un (01) mois suivant sa réception et lui saurait gré des dispositions diligentes qu’elle voudrait bien faire prendre en vue du départ définitif de tous les personnels militaires français en service dans les administrations militaires burkinabè », stipule le document.
Pour rappel, le Burkina Faso a dénoncé en janvier 2023, l’accord de 2018 régissant la présence des soldats des Forces Armées Françaises au Burkina Faso et demandé le départ des troupes françaises déployées sur son territoire. Le 18 février dernier, les deux parties ont organisé la cérémonie solennelle de descente de drapeaux marquant la fin officielle des opérations de la Task Force à partir du sol burkinabé.
Le pays des Hommes intègres voudrait compter désormais sur son propre armée, ses VDP et les partenaires qui veulent bien lui livrer des armes pour mener le combat contre le terrorisme. Mais les autorités burkinabè ont précisé que la fin de la coopération militaire avec la France ne marque pas la fin des relations diplomatique.
Depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022, le deuxième en l’espace de huit mois au Burkina Faso, les relations diplomatiques entre Paris et Ouagadougou se sont fortement dégradées. Au point même où la diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) a été suspendue jusqu’à nouvel ordre pour « manquements » par la junte militaire au pouvoir. Sans oublier que les emprises diplomatiques françaises ont été saccagées lors des manifestations contre l’Hexagone, deux citoyens français ont été expulsés du pays et les autorités politiques ont aussi demandé le remplacement de l’ambassadeur français au poste au Burkina Faso.






