Au lendemain du discours du président tunisien jugé raciste contre les migrants subsahariens, plusieurs capitales africaines se sont dépêchées pour voler au secours de leurs ressortissants désormais agressés en Tunisie en vue de leur rapatriement.
C’est le cas des autorités de Conakry qui ont accueilli, ce mercredi 1er mars, quelques 49 compatriotes guinéens qui ont décidé de quitter la Tunisie après des déclarations du président tunisien Kaïs Saïed jugées « hostiles » à la présence des ressortissants subsahariens. Il s’agit du premier vol de rapatriement en Guinée. Et un pont aérien entre Conakry et Tunis a été mis en place par les autorités guinéennes pour le retour d’autres volontaires.
« Nous mettons un pont aérien en place. C’est le premier convoi qui est venu et il y aura encore d’autres convois jusqu’à ce que tous les Guinéens reviennent à la maison. Nous avons appliqué exactement la doctrine du chef de l’État : un Guinéen à l’extérieur est égal à tout le peuple de Guinée », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté qui a fait le voyage avec les rapatriés.
En outre, à Abidjan, le conseil des Ministres de ce mercredi 1er Mars 2023, a décidé d’une opération de rapatriement de 500 Ivoiriens vivant actuellement en Tunisie. Le gouvernement ivoirien a, à cet effet, annoncé le déblocage, d’un peu plus d’un milliard de francs CFA afin d’octroyer un pécule à ces ressortissants désireux de revenir au pays, pour faciliter leur réintégration. Ainsi, sur un effectif de 725 Ivoiriens recensés par l’ambassade de la Côte d’Ivoire en Tunisie, 500 ont marqué leur désir de rentrer au bercail. Air Côte d’Ivoire a été missionné pour opérer ces retours, et le départ du premier avion est prévu pour ce samedi 04 mars au petit matin.
Par ailleurs, à Bamako, les autorités ont aussi affrété un avion pouvant transporter 150 ressortissants maliens. L’avion quittera aussi Tunis tôt ce samedi. Ce sont les premiers vols de rapatriement en Côte d’Ivoire et au Mali depuis le discours du président tunisien.
A noter que ces opérations de rapatriement font suite à des vagues d’agression contre des migrants subsahariens sur le sol tunisien, après que le président a prononcé un discours qualifié de racistes par les organisations de défense des droits humains.






