Suite à un accord signé avec le gouvernement dans l’après midi de ce mardi 24 janvier, la Fédération générale du transport (syndicat des transports) relevant de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt, centrale syndicale) a annoncé l’annulation de sa grève prévue les 25 et 26 janvier courant. Ladite décision a été rendue publique à travers un communiqué du syndicat des transports, ce mercredi 25 janvier.
« Après des négociations (…) un accord historique a été conclu en faveur des salariés du secteur et un procès-verbal a été signé à cet effet. Les négociations sur les points litigieux se poursuivront ultérieurement, et par conséquent, il a été décidé de reporter la grève aux 15 et 16 mars 2023 », lit-on dans le communiqué.
Ainsi, la Fédération générale du transport n’a pas donné de précisions sur les détails de son accord avec le gouvernement. Une précédente rencontre entre les deux parties qui a eu lieu lundi 23 janvier n’avait pas abouti après 13 heures de négociations. Car, les représentants de la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, et de la ministre des Finances Sihem Nemsia, avaient refusé de signer l’accord, a informé le syndicat.
Faut-il le rappeler, la Fédération générale du transport avait décidé le 28 décembre 2022 d’observer une grève générale sectorielle les 25 et 26 janvier 2023 pour revendiquer l’amélioration des conditions professionnelles et matérielles des employés et l’application de la loi n° 9 de 1989 relative aux participations, entreprises et établissements publics ainsi que la mise en œuvre des accords conclus depuis deux ans avec la présidence du gouvernement et le ministère du transport. Bus et métros devaient être immobilisés, les avions cloués au sol et les bateaux à quai, selon le mot d’ordre de la grève.
Les acteurs du secteur des transports publics réclament une revalorisation des salaires, ainsi qu’une meilleure visibilité s’agissant du sort et de l’avenir des entreprises publiques, en particulier celles du secteur des transports. Le syndicat a aussi déploré la dégradation de la situation du secteur notant que la flotte de transport terrestre ne compte à présent que 300 bus et 15 wagons de métro.






