Au Bénin l’Université nationale des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (Unstim) a tenu du 8 au 10 octobre 2024, son deuxième colloque scientifique international. C’est le campus universitaire d’Abomey qui a abrité ce grand rendez-vous scientifique dont les participants sont venus de plusieurs pays de la sous-région.
Après le succès de la première édition qui a vu la participation massive de nombreux enseignants chercheurs, la 2ème édition s’annonce très palpitante. En effet, c’est par une cérémonie riche en couleur que les autorités rectorales de l’Unstim ont procédé à l’ouverture des travaux ce mardi 08 octobre 2024.
Intitulée « La recherche scientifique et l’innovation technologique pour un développement durable », cette deuxième édition du colloque scientifique international de l’Unstim réunit les acteurs du monde scientifique à savoir : les enseignants-chercheurs, les doctorants, les mémorants et les étudiants.
Ainsi, selon le Recteur de l’Unstim, le Professeur Joachim Djimon Gbenou, cet événement marque une étape décisive dans le renforcement d’un engagement commun en faveur de la recherche et l’innovation technologique. Il va plus loin, affirmant que cette édition reflète non seulement la continuité d’une dynamique académique mais aussi l’aspiration partagée de faire de l’Unstim un pôle d’excellence en matière de production scientifique, d’innovation technologique et de valorisation des résultats de recherches. En outre, faut-il le préciser, les autorités rectorales ambitionnent de promouvoir une culture de la recherche et de l’innovation dans le rang des enseignants, doctorants et étudiants mémorants de l’Unstim. C’est pourquoi le Prof Joachim Djimon Gbenou rappelle les objectifs que vise son équipe en initiant ce prestigieux projet. Il s’agit entre autres de stimuler la production scientifique de qualité ; valoriser le savoir endogène ; stimuler davantage la propriété intellectuelle et promouvoir le label ‘’Made in Benin.
Durant les trois jours que dure le colloque, le Recteur a exhorté les participants à participer activement aux débats, à partager les idées, les expériences et leurs innovations afin de faire de cette rencontre un terreau fertile pour de nouvelles collaborations. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la ministre de l’Enseignement supérieur qui a autorisé l’organisation du colloque. Plusieurs tableaux artistiques concoctés par la troupe Tassi Hangbè d’Abomey ont émerveillé les participants venus de plusieurs pays de la sous-région notamment le Bénin, la Côte-d’Ivoire, le Niger, le Togo, etc.
La conférence inaugurale du Prof Benjamin Yao
Invité de marque à cette rencontre, le Professeur Benjamin Yao est enseignant-chercheur à l’Université polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro en Côte-d’Ivoire. Il est le Coordonnateur du Centre d’excellence pour la valorisation des déchets en produits de hautes valeurs ajoutées. Pendant une heure d’horloge, il a tenu en haleine les participants sur le concept ‘’Economie circulaire’’.
Selon le conférencier, l’économie circulaire est un concept qui consiste à produire des biens, à les consommer de façon responsable et à gérer les déchets de manières à ce qu’ils génèrent moins d’impact sur l’environnement. Il a démontré qu’à travers l’économie circulaire, l’on retrouve toutes les sciences ; qu’ils s’agissent des mathématiques, de la physique, la chimie, ou les sciences naturelles. Il a par ailleurs profité pour encourager l’instauration d’un éco système favorable à l’entreprenariat qui selon lui doit s’appuyer sur des piliers comme la recherche en laboratoire, l’incubateur puis les Technoparc.
Aux sorties des échanges, le conférencier a réalisé que l’Unstim est sur le chemin de mettre en place l’éco système qui va permettre aux étudiants de développer leurs talents.
Le Prof Benjamin Yao a, pour finir saisi l’occasion pour faire un plaidoyer à l’endroit des gouvernants, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il a invité les gouvernants à investir dans la jeunesse en créant des systèmes qui permettent aux jeunes d’avoir accès au financement pour financer leurs activités entrepreneuriales.






